REER, CELI ou vacances?

Publié le 06/07/2018 à 09:02

REER, CELI ou vacances?

Publié le 06/07/2018 à 09:02

Votre réservation est faite, vous n’y pouvez plus rien. Vous venez d’engager un bon montant pour vos vacances cette année. Mais vous vous sentez coupable... En avez-vous « vraiment besoin » comme dirait Pierre Yves McSween? Regardons les impacts de vos vacances sur vos revenus de retraite.


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Avant de prendre une petite pause pour mes propres vacances, laissez-moi vous suggérer un petit exercice pour remettre les pendules à l’heure. Vous vous sentirez peut-être encore coupable, après avoir autant dépensé pour vos vacances, mais au moins vous saurez pourquoi.


L’exercice est simple: il s’agit de trouver de combien, en dollars d’aujourd’hui, votre revenu de retraite sera réduit parce que vous avez décidé de dépenser un certain montant pour vos vacances cette année.


En fait, on devrait faire l’exercice de calculer les impacts des dépenses qui vous donnent cette culpabilité. Autrement dit, combien avez-vous dépensé de plus que vous auriez dépensé si vous aviez été «raisonnable»? Par exemple, si un budget de 2 000 $ ne vous cause aucun traumatisme et que vous avez, dans les faits, dépensé 3 000 $, il faut voir dans quelle mesure les 1 000 $ additionnels en ont valu la peine. Si tout argent dépensé pour vos vacances vous stresse, prenez votre budget vacances total.


C’est un exercice simple de mathématique financière. Faisons un exemple avec 1 000 $. Vous pourrez ajuster votre situation simplement avec une petite règle de 3.


D’abord, 1 000 $ c’est de l’argent après impôt. Si vous déposez de l’argent dans votre CELI, c’est 1 000 $ qui fructifiera à l’abri de l’impôt. Si vous investissez dans un REER et que vous bénéficiez d’une déduction de 40 % (votre taux « marginal »), vous pourrez investir 1 666,66 $ qui vous donnera un « retour d’impôt » de 666,66 $, donc un sacrifice net de 1 000 $.


À votre retraite, il faudra payer de l'impôt sur les retraits REER (ou FERR) alors qu'il n'y aura pas d'impôt à payer sur les retraits du CELI.


Disons que vous avez un profil modéré et que vous projetez un rendement de 4 % par année. Si vous trouvez ça faible, dites-vous que, avec une certaine hypothèse de frais de gestion, cela correspond aux normes de projection de l’Institut québécois de planification financière.


Donc, avec un rendement de 4 % par année, si vous investissez pendant 25 ans, le montant accumulé sera de 2 666 $ dans un CELI et de 4 443 $ dans un REER. Avec ce solde, si vous désirez un revenu de retraite indexé pendant 25 ans, il sera de 84,50 $ par année (après impôt de 40 % dans le cas du REER) dans les deux cas, soit 1,63 $ par semaine. Ainsi, ces 1 000 $ qui vous font sentir mal vous priveront de 1,63 $ (en dollars actuels) par semaine. Est-ce peu ou beaucoup ? À vous d’en décider...


Bonnes vacances!


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À propos de ce blogue

Dany Provost possède une formation multidisciplinaire lui permettant d'avoir une vue d'ensemble d'une situation financière. Combinant l'actuariat, la fiscalité, le placement et une grande maîtrise de l'environnement Excel, son expertise lui a permis de développer plusieurs outils de modélisation complexes, notamment en optimisation fiscale. En plus d’être associé dans les cabinets Planium et Avanco, il est directeur de la planification financière et fiscale chez SFL Cité de Montcalm. Il est l’auteur du best-seller Arrêtez de planifier votre retraite, planifiez votre plaisir et est un collaborateur régulier dans les médias en plus d’être chroniqueur en fiscalité dans le journal Finance et Investissement, une publication de TC Media.

Dany Provost

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