Admettre ses faiblesses pour réussir

Publié le 02/05/2017 à 13:48

Admettre ses faiblesses pour réussir

Publié le 02/05/2017 à 13:48

Éric Chouinard est aujourd'hui conférencier à l'Institut de leadership en gestion. Photo: DR

Jim Rohn, le réputé entrepreneur et coach en développement personnel, disait qu’en général «nous incarnons la moyenne des cinq personnes que nous côtoyons le plus régulièrement». À la lumière de cette affirmation, vous comprendrez que de s’entourer d’individus rayonnants, qui s’activent dans une multitude de projets et de centres d’intérêt de toutes sortes, est d’une importance capitale.


Cependant, pour être en mesure d’attirer les bonnes personnes (celles qui participeront à notre développement), il faut aussi être en mesure de bien se connaître, tout en reconnaissant honnêtement nos faiblesses, car nous ne pouvons être performants dans toutes les sphères de notre vie.


Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un bon ami que j’admire... Il s’agit d’Éric Chouinard; un être exceptionnel qui a su conserver une humilité irréprochable malgré l’immense succès entrepreneurial qu’il a vécu. En 1996, Éric a cofondé, avec son associé Martin Leclerc, l’entreprise d’hébergement Web nommée Iweb. Avec l’aide d’une bourse de départ de 5.000 dollars octroyée par un Centre local de développement (CLD), il a réussi à vendre son entreprise dix-sept années plus tard pour une somme de… 165 millions de dollars!


Comme beaucoup d’autres entrepreneurs, Éric était de prime abord un anticonformiste. Tapageur et un peu rebelle, son cheminement scolaire n’a pas été un long fleuve tranquille, loin de là. À l’époque, après avoir eu une discussion avec son père concernant son avenir professionnel, il décida de se prendre en main. Malheureusement, il avait cumulé un important retard, spécifiquement en ce qui concerne la maîtrise de la langue française.


Cherchant désespérément de l’aide, il convoqua alors l’étudiante la plus performante de son école, la charmante Sandra, à une balade en motocyclette. Il s’arrêta avec elle dans un parc, non pas pour la séduire, mais plutôt pour lui faire part de ses troubles d’apprentissage. Avec courage, il fit la nomenclature de ses faiblesses, particulièrement en français, et lui demanda humblement de l’aide. Grâce à l’intervention de Sandra, les résultats scolaires et le développement personnel d’Éric ont pris un essor insoupçonné… à un point tel que Sandra est devenue sa femme et la mère de ses enfants!


Éric a ainsi intériorisé à jamais une grande leçon de vie : bien identifier ses carences est un signe de confiance en soi et d’authenticité.


Lorsque l’entreprise a connu une montée foudroyante, il a eu l’humilité de faire appel à des gestionnaires chevronnés et d’expérience pour l’aider. Sans l’apport de ces «high guns» le succès aurait été sûrement plus ardu à atteindre. Voilà une preuve irréfutable qu’en affaires comme dans la vie, savoir s’entourer d’individus positifs, détenant des talents différents des nôtres, est l’une des clés menant à la réussite, et même au bonheur.


Pour ma part, alors que j’étais directeur général du Regroupement des jeunes chambres du Québec (RJCCQ), j’ai eu la chance d’être aux côtés d’Éric dans le cadre de plusieurs missions économiques. Je peux affirmer sans sourciller que son histoire et son leadership ont eu un impact positif sur moi ainsi que sur tous ceux qui l’ont côtoyé. Il n’est certainement pas étranger à ma décision de me lancer en affaires.


Tristement, certains leaders hésitent encore à demander de l’aide en situations troubles, percevant cet acte, pourtant empreint de modestie, comme un signe de fragilité, et même d’infériorité, alors qu’il s’agit d’un geste salutaire et inspirant. Admettre que l’on ne peut pas tout maîtriser est une preuve d’intelligence émotionnelle. Reconnaître ses erreurs, tout comme bien diagnostiquer ses compétences et ses imperfections, peut constituer un puissant levier autant pour votre entreprise que pour votre vie personnelle.


En faisant preuve d’authenticité, en faisant la promotion de vos habiletés, mais aussi en admettant clairement vos faiblesses, vous attirerez comme par magie les personnes qui sauront vous appuyer sans réserve dans vos projets et réalisations. Ces individus-là serviront de leviers à tous vos espoirs, et vice-versa.


Le leadership, c’est d’abord et avant tout d’avoir une influence positive sur son environnement… et nul besoin d’être parfait pour devenir un leader inspirant. Il s’agit simplement d’être authentique!


 

À propos de ce blogue

Éric Paquette est Président-cofondateur de l'Institut de leadership en gestion (www.institutleadership.ca), une école de formation de haut niveau destinée aux gestionnaires québécois où plusieurs personnalités de renom viennent partager leur expérience. «S'inspirer pour mieux gérer» est un blogue qui présente des cas vécus et en fait sortir un principe ou un modèle s'appliquant à d'autres situations en contexte de gestion.

Éric Paquette

Sur le même sujet

5 trucs ultra simples pour améliorer vos prises de parole

19/07/2018 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Parler en public n'est jamais chose aisée. À moins d'user de ces astuces préconisées par Seth Godin.

Comment ne plus jamais crouler sous les courriels?

10/07/2018 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Notre quotidien au travail en est devenu étouffant. Fort heureusement, il existe une parade ultra simple.

Blogues similaires

Vous cherchez un partenaire d'affaires? Attention danger!

17/07/2018 | Nicolas Duvernois

BLOGUE INVITÉ. Le cimetière des initiatives entrepreneuriales est surpeuplé de disputes entre partenaires.