Parler en public: savez-vous quoi faire pour qu'on vous écoute?

Publié le 14/01/2019 à 16:24

Parler en public: savez-vous quoi faire pour qu'on vous écoute?

Publié le 14/01/2019 à 16:24

Votre fonction vous amène à prendre la parole en public ? Vous souhaitez être plus convaincante, augmenter votre impact  ? Bien s’exprimer est une passion pour Marie-Claude Lavallée qui a œuvré plusieurs années comme animatrice et présentatrice de bulletins de nouvelles à Radio-Canada. Elle vous livrera ses secrets lors de la formation « Prise de parole en public : communiquez vos idées avec naturel et confiance », qui aura lieu le 27 février à Montréal. Présentée par les Événements Les Affaires, cette formation fait partie de la série Femmes Leaders.


Quelle est la principale erreur que font les gens quand ils parlent en public ?


Marie-Claude Lavallée : Ils lisent, et ça endort leur auditoire. Bien sûr, ceux qui sont à l’aise pour parler en public peuvent faire leur présentation sans texte avec seulement des mots-clés pour ne rien oublier. Mais ce n’est pas tout le monde qui a cette force-là. D’autres se sentent plus en sécurité avec un texte. C’est là que l’écriture parlée prend tout son sens.


Qu’entendez-vous par là ?


M-C.L. : C’est une écriture proche de la parole, qui ressemble à ce qu’on dit et non à ce qu’on écrit. Par exemple, il faut éviter des termes comme « ce dernier » ou « celle-ci », car on ne parle pas comme ça. Même chose pour les synonymes. À l’écrit, on ne veut pas répéter trop souvent le même mot. Dans une phrase parlée, on peut le faire plusieurs fois lorsque c’est un mot important. Par exemple, si on parle d’une augmentation des revenus, on répète le mot « augmentation ». On ne dit pas « variation vers le haut ». Le texte d’un discours ou d’une conférence doit être écrit pour être dit et non pour être lu.


Ce n’est pas évident…


M-C.L. : Oui, car n’est pas comme ça que les gens ont appris à écrire. Alors, ils n’osent pas le faire. Il faut de la pratique. On peut tester notre texte auprès d’un proche en lui demandant si c’est comme ça qu’on parle. On peut aussi le lire devant un miroir pour s’exercer à se dégager de notre texte. Il ne faut pas avoir les yeux rivés dessus. Mais on ne doit pas non plus le réciter. Ça doit avoir l’air naturel.


bannière présentation formation femmes leaders


Que peut-on faire si parler en public nous stresse beaucoup ?


M-C.L. : On essaie de le faire le plus souvent possible. C’est la pratique qui permet de développer une certaine aisance. Je veux garder mes trucs pour la formation, mais je ferai faire aux participantes des exercices qui les aideront à diminuer leur trac et à améliorer leur performance.


Comment se déroulera la formation ?


M-C.L. : À l’aide d’exemples, les participantes vont d’abord se familiariser avec l’écriture parlée, comprendre ce que c’est. Chacune écrira ensuite un texte et fera une présentation devant le groupe. D’ailleurs, ce serait une bonne idée que les participantes pensent à l’avance au sujet dont elles veulent parler. Si vous avez un discours à faire, c’est même une occasion de le tester !


À propos de ce blogue

En coulisses est le blogue des Événements Les Affaires. Nous vous proposons un accès privilégié aux meilleures pratiques de la communauté d’affaires québécoises qui sont partagées lors de nos conférences. Chaque semaine, nous discutons avec certains des gestionnaires qui ont accepté d’être conférenciers à nos événements, afin de vous présenter des idées concrètes pour vous aider dans votre réflexion et répondre à vos préoccupations d'affaires.

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