Immobilier: l'année 2017 se termine en force

Publié le 17/01/2018 à 12:04

Immobilier: l'année 2017 se termine en force

Publié le 17/01/2018 à 12:04

L’année 2017 se termine sur une bonne note avec une croissance des ventes de propriétés résidentielles et une hausse des prix.


Selon les actes notariés publiés au Registre foncier et compilés par JLR, les ventes d’unifamiliales ont progressé de 3 % au 4e trimestre de 2017 relativement à la même période en 2016. Au total, 16 370 transactions ont été comptabilisées, soit le plus haut nombre pour ce trimestre au cours des 5 dernières années.


Un sommet depuis 2013 a également été constaté dans le nombre de ventes de copropriétés avec 7007 unités transigées. Ce total est 19% plus élevé qu’à la même période en 2016.


Le marché de la copropriété a été particulièrement vigoureux cette année après plusieurs années difficiles. En 2016, la reprise du marché de l’unifamiliale avait été forte alors que la croissance des ventes de copropriétés avait été plus modeste. En 2017, ce fut tout le contraire : c’est le marché de la copropriété qui a surpris avec une hausse majeure des ventes.


Les hausses de prix s’accélèrent


Au cours du dernier trimestre, les prix médians des copropriétés et des unifamiliales ont augmenté davantage que l’inflation. Pour le secteur de l’unifamiliale, le prix médian a bondi de 6% au 4e trimestre de 2017 relativement à 2016, soit la plus forte hausse de prix pour ce trimestre enregistré au cours des 5 dernières années.


Malgré le fort rebond des ventes de copropriétés, l'augmentation du prix médian a été plus faible dans ce secteur avec un gain de 3%. Il faut dire que le nombre de propriétés à vendre dans ce secteur était important. Par conséquent, la croissance de la demande a surtout permis d’écouler les stocks invendus sans pour autant créer une pression à la hausse importante sur le prix.


Montréal se distingue


La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal continue de se démarquer par une croissance importante des ventes. Pour le 4e trimestre, les ventes ont grimpé de 5% pour les unifamiliales et de 20% pour les copropriétés. L’augmentation de population stimule la demande de logements dans la métropole.


À quoi s’attendre pour l’avenir ?


La bonne tenue du marché à la fin de 2017 combinée à un taux de chômage bas laisse présager des hausses de ventes et de prix en début de 2018. Par contre, certains facteurs risquent de ralentir le rythme de croissance.


Depuis le 1er janvier 2018, les changements instaurés par le Bureau des surintendants des institutions financières (BSIF) sont entrés en vigueur. Tous les emprunteurs, peu importe la mise de fonds, doivent maintenant se qualifier pour une hypothèque en utilisant le taux d’intérêt le plus haut entre le taux des prêts hypothécaires ordinaires publiés par la Banque du Canada et le taux consentis par le prêteur, plus 2%. Ainsi, la capacité d’emprunt des ménages sera réduite ce qui pourrait limiter la croissance des prix.


La Banque du Canada a anonncé une hausse de 0,25% du taux directeur le 17 janvier. Cette augmentation diminue légèrement la capacité d’achat des emprunteurs. Avec l’inflation qui a crû en novembre dernier (2,1% au Canada), il devient de plus en plus probable que quelques hausses soient annoncées au cours des prochaines années. Or, à mesure que les augmentations se succèdent, l'impact sur les acheteurs deviendra plus perceptible. 


À plus long terme, la demande de logements devrait rester forte dans la région de Montréal grâce à l’immigration qui soutiendra la croissance de population. Par contre, dans les régions plus éloignées où des baisses de population sont prévues dans les prochaines années, la vente de propriétés pourrait être difficile.


 


Pour plus de détails sur votre région, vous pouvez consulter le rapport trimestriel et annuel de JLR.


 


Lire mes autres blogues


Me suivre sur Twitter : @JFontaineJLR


 

À propos de ce blogue

Économiste chez JLR Solutions foncières, Joanie Fontaine analyse le marché immobilier et ses différentes composantes. Titulaire d’une maîtrise en économie, elle réalise des études statistiques à partir de la base de données de JLR comptant plus de 6,5 millions de transactions, en plus des rôles d’évaluation municipale, des permis de construction et des recensements de Statistique Canada. JLR est la seule entreprise au Québec à disposer de l’historique de toutes les transactions immobilières réalisées depuis 1986.www.jlr.ca

Joanie Fontaine

Sur le même sujet

Le marché immobilier à Québec demeure difficile, mais s'améliore

24/10/2018 | Joanie Fontaine

Les ventes d'unifamiliales augmentent, mais celles de copropriétés continuent de diminuer.

Immobilier à Montréal: hausse de prix dans les secteurs centraux

17/10/2018 | Joanie Fontaine

BLOGUE. De nouvelles propriétés en banlieue, des prix en hausse au centre, voici le portrait de l'immobilier montréalais