Je croyais avoir réussi jusqu'au jour où...

Publié le 31/07/2018 à 11:16

Je croyais avoir réussi jusqu'au jour où...

Publié le 31/07/2018 à 11:16

[Photo: 123RF]

Combien de fois m’avez-vous entendu dire que le parcours d’un entrepreneur est jalonné de hauts et de bas, de bons et de mauvais coups et de tout ce qui tourne autour. Des nerfs d’acier, une concentration digne d’un moine tibétain et une croyance inébranlable en son projet est plus que nécessaire pour connaître ne serait-ce que le plus petit des succès.


Combien de fois ai-je cru, la plupart du temps par impatience ou espoir entrepreneurial, que j’avais atteint un stade où je pouvais dire que j’avais réussi... jusqu’au lendemain où je me réveillais en réalisant que tout était encore à faire!


À mes yeux, la réussite est personnelle à chacun d’entre nous. Pour certains, c’est de vivre une vie stable avec un horaire bien précis et un salaire assuré. D’autres préfèrent le risque et n'éprouvent aucune difficulté à changer d’emploi aussi souvent qu’une occasion se pointe.


Pour moi, pour tout vous dire, la réussite est encore difficile à définir. À mes débuts, elle était strictement monétaire, puis, j’ai rêvé d’un peu de stabilité après des années de sacrifices et de prise de risques. Aujourd’hui, onze ans après avoir fondé mon entreprise, je me pose encore souvent la question.


Je réponds aux personnes qui me demandent ce qu’est la réussite, qu’elle est assurément hybride. Un peu comme une bonne recette, un seul ingrédient est rarement suffisant. Mari et papa de deux princesses, je ne me vois pas vous dire, contrairement à mes débuts en affaires, que la réussite est strictement monétaire.


Attention, je ne dis pas que je ne cherche pas à bâtir une entreprise rentable et en excellente santé financière, cependant, parallèlement, je cherche à trouver l’équilibre parfait qui fera en sorte que je réussis autant en affaires que dans ma vie personnelle.



« Un peu comme une bonne recette, un seul ingrédient est rarement suffisant »


 


Selon une multitude d’études, et je peux vous le confirmer personnellement, les premières années en affaires ne sont pas évidentes pour la famille, les amis, les enfants et le couple. Vivre en constante incertitude n’est pas pour tout le monde.


Beaucoup trop d’entrepreneurs que je rencontre me disent, en toute confidence, que leur entourage ne les comprend pas, voire les décourage d’atteindre leurs rêves. Cette pression venant des proches est extrêmement difficile à supporter. Pour qu’un entrepreneur ait la tête libre afin de se concentrer sur son projet, le support de ses proches est essentiel.


La réussite fait également peur, tout comme tout ce que l’on n’arrive pas à définir ou à en trouver la raison. Étonnamment, plus on approche de l’objectif, plus on a de chances d’abandonner. Un peu comme un filtre naturel qui ne sélectionne que la crème de la crème, la réussite arrive à un point où, après des années et des années de travail, elle te récompense.


En prenant l’exemple d’athlètes réputés, d’acteurs oscarisés et d’entrepreneurs couronnés de succès, on réalise que la réussite appartient, notamment, à ceux qui ne lâchent pas, ceux qui n’abandonnent devant rien et à ceux qui ont travaillé le plus.


Je me réveille aujourd’hui en réalisant que pour réussir, il ne suffit pas que de faire de bonnes ventes, lancer des nouveaux produits révolutionnaires ou d’ouvrir des nouveaux marchés, il faut surtout passer à travers le processus humain qui fait en sorte d’atteindre les plus hauts sommets.


En effet, la réussite n’est pas que le résultat d’une parfaite exécution du plan d’affaires. Prendre plus de temps pour profiter de la famille, recommencer à faire du sport pour se vider la tête ou tout simplement décrocher quelques heures de nos téléphones, sont aussi des ingrédients essentiels à la réussite.


N’oublions jamais que la réussite est une question d’équilibre, pas de chiffres.


 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois