L'achat conscient, un geste intelligent!

Publié le 21/08/2018 à 11:00

L'achat conscient, un geste intelligent!

Publié le 21/08/2018 à 11:00

(Photo: 123rf.com)

BLOGUE INVITÉ. Vous le savez, chaque fois que je rentre d’un déplacement, peu importe où dans le monde, je rentre la tête remplie de nouvelles idées. J’ai eu le bonheur de passer la dernière semaine à Paris avec ma belle-famille. Que de plaisir que de leur avoir présenté mon deuxième chez-moi ! 


Ce que j’aime de partir est que ça me fait ouvrir les yeux sur ce qui se passe au Québec. En effet, quand je suis à Montréal ou ailleurs dans la province, j’ai le nez collé à l’arbre, ce qui m’empêche d’avoir une vision d’ensemble.


À travers les années, j’ai souvent écrit sur les produits locaux, trouvant triste que nous ne les mettions pas davantage de l’avant.


Il suffit de se déplacer aux États-Unis ou en France pour s’apercevoir de la différence en ce qui concerne la mise en marché de produits locaux. Une fois de plus, j’ai été impressionné par l’offre de produits français à l’épicerie de mon quartier. Littéralement, des rangées et des rangées de fromages, de charcuteries, de fruits, de légumes, de jus, de céréales, de collations pour enfants… portant fièrement une inscription bien visible sur leur emballage: Produit de France. 


Mon raisonnement est toujours le même. Pourquoi, au Québec, n’y a-t-il pas plus de produits québécois sur les tablettes des épiciers, dans nos armoires et sur nos tables? Avec la nature, l’espace, les technologies, l’économie, les milles et unes idées et le savoir-faire, nous avons tout ce qu’il faut. 


Pourtant, je le réaffirme et le crie sur toutes les tribunes, nous avons tout pour le faire. Des grains et céréales de haute qualité à la tonne, des fruits et légumes à ne plus savoir quoi en faire, des bières et spiritueux de qualité exceptionnelle, la meilleure eau de source au monde, des fruits de mer, des poissons, de la viande... 


Dernièrement, j’ai vu quelques statuts d’entrepreneurs sur les réseaux sociaux sur le sujet. Le premier, un producteur de tonic artisanal, et le deuxième, un créateur de spiritueux de style «amer italien». Deux superbes entreprises, deux entrepreneurs passionnés qui reprochaient, avec raison, l’omniprésence que l’on offre aux produits étrangers sur nos tablettes.


Sans y réfléchir, nous leur offrons une place de choix dans nos vies. J’ai bien ri quand l’un d’eux a écrit que c’était bien d’éliminer les pailles de plastique des bars et restaurants… mais qui si on continuait d’acheter du tonic venant d’Angleterre plutôt que celui du Québec, on annulait complètement le fait de poser un geste pour l’environnement!


Attention, pour devenir un réflexe d’achat et populaire, un produit doit faire ses preuves. Loin de moi l’idée de promouvoir un produit local s’il n’est pas de qualité ou s’il n’a pas un prix compétitif. Je suis totalement pour le libre marché. Je ne parle pas ici de protectionnisme sauvage où les gouvernements compliquent la tâche aux produits étrangers, je propose plutôt l’achat conscient. 


Inspirons-nous de la fameuse phrase de John F. Kennedy: «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Arrêtons d’attendre après le gouvernement pour qu’il encourage, par quelque initiative, les produits locaux. Faisons-le par nous-même. Soyons fiers de les donner en cadeaux, de les amener au bureau pour le lunch, de les «instagrammer» ou de les consommer plus souvent.


L’achat conscient n’empêche pas d’éliminer tout produit ne venant pas du Québec, il nous pousse à réfléchir avant de consommer. Y-a-t-il un produit local d’aussi bonne qualité? Est-ce vraiment la saison pour acheter des fraises qui ont voyagé 15 000 kilomètres? Devrais-je demander l’origine de ma viande au restaurant pour passer un message plutôt que de la commander tout simplement?


Bien sûr, je resterai fan et consommateur de certains produits étrangers que j’adore, cependant, tout est toujours une question d’équilibre.


Pour ma part, je travaille depuis quelques temps sur un projet que je vais lancer en septembre pour promouvoir les produits du Québec. J’ai bien hâte de vous en parler. Consommer local et de saison est un geste environnemental et économiquement intelligent.


N’oubliez jamais qu’acheter un produit étranger est une dépense, tandis qu’acheter un produit local est un investissement.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois