La saga des pourboires... la suite

Publié le 14/08/2018 à 11:56

La saga des pourboires... la suite

Publié le 14/08/2018 à 11:56

(Photo: 123rf.com)

En abordant un sujet aussi émotif que celui des pourboires, je savais que j’allais recevoir énormément de commentaires... et je ne fus pas déçu. Sans surprise, c’est l’univers de la restauration qui a monopolisé la majorité des discussions.


Je vous le confirme, nous pouvons officiellement ajouter le pourboire dans la liste des tabous québécois (avec, entre autres, la religion, les opinions politiques, l’argent et le succès). 


Cependant, j’ai tout de même reçu d’excellents commentaires qui, je l’espère, réinventeront le pourboire une fois pour toutes. Mais avant tout, voici une histoire vraie d’il y a à peine quelques jours.


Jeudi dernier, j’ai téléphoné à une société qui offrait un service de limousine afin de réserver un transport pour 7 personnes pour nous amener à l’aéroport le lendemain. Dans la soumission reçue, le prix, les taxes ainsi qu’un pourboire de 15% étaient inclus. Étonné (et surtout pour jouer le jeu!) j’ai répondu en demandant de me clarifier si le pourboire était automatiquement inclus. Après une réponse positive de la part de la compagnie, j’ai répondu que je ne savais pas si j’allais laisser un pourboire ou pas, je n’avais pas encore reçu le service. 


Au lieu de me répondre que j’avais entièrement raison, j’ai reçu une seconde réponse qui disait que c’était plus simple comme ça... que je n’avais rien à laisser au chauffeur une fois à destination!


Cette anecdote est exactement ce que je déteste du pourboire... on s’y attend, il est devenu pour plusieurs une obligation, un automatisme. Un pourboire automatique perd de son sens. Un pourboire automatique ça s’appelle… un salaire.


Tel que promis lors de l’entrevue que j’ai donnée au FM93 de Québec, voici les meilleures idées des commentaires que j’ai reçus. 


À (re)lire: Pour en finir avec les pourboires


Noter le service 


J’aime beaucoup cette idée. Pourquoi ne pas rajouter une option qui permettrait de noter par un système d’étoiles le service reçu. Un sytème d’évaluation ou le service serait noté d’une à quatre étoiles. Certes, ça ne règle pas tout, mais rapidement, un gérant, un patron ou le propriétaire ciblera rapidement un employé problématique. Mauvaise semaine? Problème temporaire? Manque de motivation? Peu importe la raison, la personne n’aura d’autre choix que de rectifier son comportement afin d’offrir un service adéquat méritant pourboire. 


Abolir les pourboires


Quoi que drastique comme solution, pourquoi ne pas quand même y porter attention? Depuis des années, le pourboire est source de frustration pour beaucoup. Pourquoi tout simplement ne pas l’abolir et en profiter pour établir de nouvelles règles. Meilleures conditions salariales, notamment en lien avec l’expérience, meilleurs horaires, avantages sociaux...


Formation, formation, formation! 


La dernière et celle qui me plaît le plus, est de tout miser sur la formation! Je ne parle pas seulement d’une formation pour entrer dans telle ou telle profession, je parle surtout de formation continue. Combien de fois ai-je pris un taxi qui ne connaissait pas son chemin ou un serveur qui répond que la pintade goûte «un peu» comme le poulet... La formation continue serait, à mes yeux, la meilleure solution afin de s’assurer que le client reçoive le service auquel il s’attend et qu’il soit heureux, et non contraint, de laisser un pourboire. 


J’adore toucher les cordes sensibles. J’adore aborder des sujets qui poussent à réflexion, qui nous obligent à voir et penser différemment. Merci à tous ceux et celles qui m’ont laissé leurs commentaires et surtout à ma belle-mère Danielle qui a été tant volubile sur le sujet!

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois