Les jeunes entrepreneurs ne sont pas le futur, ils sont le présent

Publié le 22/05/2018 à 14:22

Les jeunes entrepreneurs ne sont pas le futur, ils sont le présent

Publié le 22/05/2018 à 14:22

(Photo: 123rf.com)

Le mardi 29 mai prochain sera mon dernier évènement à titre de Président de la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Un an et demi après avoir pris la relève du super entrepreneur social Gabriel Bran Lopez, je dois vous avouer que c'est avec le cœur gros que je vais quitter mon poste.


J'ai voulu que ce soit lors de notre Gala annuel Arista, qui récompense la relève d'affaires de la province, que je donne mon dernier discours.


Depuis mes premiers balbutiements en affaires, j'ai la cause à cœur. Ayant vécu un parcours entrepreneurial complexe, j'ai été aux premières loges pour voir à quel point le support et l'accompagnement de la relève étaient presqu'inexistants il y a de ça à peine quelques années. 


Cette dernière décennie a vu une véritable révolution de cette aide dont toute relève a besoin. Après tout, un vétéran dans une équipe sportive aide la recrue à bien s'intégrer, un chef cuisinier aide le sous-chef à atteindre de nouveaux sommets, un parent élève son enfant… En affaires, pendant longtemps, la relève devait tracer elle-même son propre chemin. Grâce aux efforts, notamment, de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, les temps ont changé pour le mieux.


Devenir président de la plus grande Jeune chambre au monde a été pour moi une suite logique dans mon "chemin de croix". J'ai voulu contribuer à faire en sorte que l'on réalise que la relève d'affaires n'est pas seulement le futur, comme on l'entend souvent, mais aussi le présent. 


En postulant à la présidence, je voulais premièrement continuer l'excellent travail de mon prédécesseur, mais surtout, je voulais donner plus de visibilité à la Jeune Chambre grâce à mes multiples tribunes. 


J'espère avoir comblé les attentes de nos quelque 1500 membres et surtout de nos précieux partenaires, notamment nos quatre grands partenaires que sont Bell, Energir, BMO et la Ville de Montréal. 


J'aimerais aussi souligner l'énorme dévouement dont font preuve au quotidien nos bénévoles, parrains et administrateurs, sans oublier l'équipe de la permanence. Leur passion, leur travail acharné et leur amour pour la cause font en sorte de faire briller la relève d'affaires de Montréal dans près d'une centaine d'évènements par année.


Je quitte cependant heureux, sachant que je vais pouvoir continuer de supporter et de faire la promotion de la relève, notamment avec le Mouvement Adopte inc et avec ma présence au conseil d'administration d'Investissement Québec.


Car qui dit relève, dit nouvelle ère. Avec les baby boomers qui partent à la retraite, les transformations démographiques et les nouvelles réalités économiques, notre génération fait face à des défis aussi importants, quoi que différents, que la génération précédente.


Le manque flagrant de relève entrepreneuriale fait en sorte que certaines entreprises rentables doivent ralentir leurs activités, voire fermer leurs portes. Le quasi plein-emploi, le fait que les trois quarts des étudiants étrangers quittent la ville après leurs études, la non-reconnaissance de certains diplômes étrangers combinés au vieillissement rapide de la population font en sorte qu'il y a une immense pression pour que la relève reprenne rapidement le flambeau. 


Étant un leader et acteur central du développement, de la représentation et du rayonnement de la relève d'affaires, la Jeune Chambre de commerce de Montréal mérite d'être encore plus consultée par le monde des affaires et par le monde politique.


Je pars de la Jeune Chambre, mais croyez-moi, la Jeune Chambre ne partira pas de moi.


 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois