Pourquoi j’ai choisi d’être un «entrepren-art»!

Publié le 16/10/2018 à 14:00

Pourquoi j’ai choisi d’être un «entrepren-art»!

Publié le 16/10/2018 à 14:00

(Photo: 123rf.com)

BLOGUE INVITÉ. Ça faisait presqu’un an, jour pour jour que j’avais eu l’idée folle d’ouvrir un musée… oui, un musée! Amateur d’art, j’ai toujours été attiré par ce que je trouvais beau. Architecture, urbanisme, musique, design… j’adore tout ce qui me donne des frissons au moindre contact sensoriel.


Longtemps, je me suis senti comme un imposteur. J’aime l’art, sous toutes ses formes, mais je n’y connais rien. Je suis, ce que j’appelle un «amateur innocent». Ce sont les battements de mon cœur et les poils de mes bras qui décident si j’aime ou pas. Mon amour est bipolaire. De Basquiat à Rodin ou de Koriass à Aznavour, mes goûts suivent mon quotidien, mon humeur. 


J’ai eu l’idée d’ouvrir un musée dans l’immeuble qui abrite nos bureaux. Empruntant les escaliers jour après jour, j’ai voulu réinventer des espaces abandonnés de tous: les cages d’escaliers de secours. Je voulais faire de ces espaces de transition des lieux d’intégration.


Pour tout vous dire, je me suis longtemps cherché en tant qu’entrepreneur. Je ne sortais pas d’une école de commerce, ma famille n’était pas en affaires et je ne connaissais aucun entrepreneur personnellement. Puis, avec de l’expérience et un peu plus de confiance en moi, j’ai réalisé que j’étais un entrepren-art.


Un entrepren-art est un entrepreneur qui s’inspire de l’art dans son quotidien. Qu’il s’agisse de vouloir améliorer le quotidien de ses employés avec des bureaux fonctionnels et design, de supporter l’art à travers des initiatives telles Never Apart de Dax Dasilva ou de profiter de sa notoriété afin d’aider des institutions culturelles comme le font Alexandre Taillefer ou Mitch Garber, les entrepren-arts voient le monde des affaires avec un œil artistique. 


Le monde des affaires et celui des arts coexistent depuis des années. Amour passionnel ou haine viscérale, la relation est parfois complexe. Trop souvent, malheureusement, les artistes ont été victimes d’hommes ou de femmes d’affaires sans scrupules. Parallèlement, certains artistes n’aident pas leurs causes par leurs actions et agissements.


Tristement, la réalité de la majorité des artistes ressemble à celle des entrepreneurs. Précarité, stress et incertitude rongent le quotidien de la vaste majorité d’entre eux. Trop d’artistes, et trop d’entrepreneurs, mettent fin à leurs rêves par manque de support.


Vous me connaissez, quand je m’implique dans une cause, j’y vais à fond. 


Je vous incite donc à soutenir les talents locaux. Que ce soit une jeune entrepreneure qui vend des savons artisanaux ou un jeune illustrateur qui imprime ses créations sur des t-shirts, je crois qu’il est de notre devoir de s’entraider.


J’ai la chance de côtoyer des entrepreneurs et des artistes au quotidien. Les similitudes sont frappantes. Tous deux veulent créer, vivre de leur passion et, d’une certaine manière, améliorer notre quotidien.


Avec cette chronique, j’espère vous ouvrir les yeux et donner le goût à d’autres de penser plus artistiquement à leurs projets. Après tout, comme le disait Simone de Beauvoir, c’est dans l’art que l’homme se dépasse définitivement lui-même.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois