Que faut-il pour fouetter Richelieu en Bourse?

Publié le 04/07/2018 à 14:47

Que faut-il pour fouetter Richelieu en Bourse?

Publié le 04/07/2018 à 14:47

Par Dominique Beauchamp

L’action du grossiste et importateur d'équipements pour cuisines et salles de bain a chuté de 17% depuis le début de l’année. [Photo: 123RF]

Il manque deux ingrédients à Quincaillerie Richelieu (RCH, 28,57$) pour que le distributeur regagne son lustre en Bourse.


L’action du grossiste et importateur d'équipements pour cuisines et salles de bain a chuté de 17% depuis le début de l’année malgré 15 trimestres consécutifs de croissance interne enviable.


La société longtemps prisée pour sa croissance régulière et la répartition diligente de son capital connaît un passage à vide en Bourse que les financiers peinent à expliquer.


«Richelieu a piqué du nez de plus de 10% depuis un mois, un recul qu'on ne peut attribuer qu'à des prises de profit de la part d’investisseurs de longue date. Sur le plan de l’exploitation, rien n’a fondamentalement changé. Les dépenses de rénovation restent robustes», évoque Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, dans sa plus récente note.


L’analyste fournit tout de même des pistes dans ses prévisions pour le deuxième trimestre qui sera dévoilé en matinée le 5 juillet.


Il rappelle qu’au premier trimestre, la réorganisation de processus internes et l’automatisation de certaines tâches avaient fait flancher la marge d’exploitation de 9,4 à 8,9%.


Le deuxième trimestre attendu demain s’en ressentira encore, mais les marges devraient s’améliorer par la suite, prévoit l’analyste.


M. Aghazarian s’attend en effet à ce que la marge d’exploitation glisse d’encore 40 points de base à 10,6% au deuxième trimestre.


Par la suite, Richelieu devrait bénéficier à nouveau de gains de part de marché, notamment auprès des détaillants de déco-rénovation.


Un multiple à mériter


Comment un si modeste hoquet dans un long parcours de croissance a-t-il pu ternir autant l’auréole de Richelieu?


Son action se négocie à un multiple de 22 fois le bénéfice prévu en 2018. Les titres aussi chèrement évalués ont moins le droit à l’erreur.


Or, Richelieu a raté la cible au cours des trois derniers trimestres.


Richelieu fait partie d'une série d'entreprises québécoises dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes cette année et l’évaluation s’est comprimée, croit Christine Décarie, gestionnaire au Groupe Investors.


«Au moment où l’imposition de tarifs commerciaux pourrait gonfler les prix des importations en Amérique du Nord, certains investisseurs hésitent peut-être à attribuer une évaluation aussi élevée à une entreprise dont la rentabilité ne croît pas aussi vite que les revenus», analyse Jeff Mo, gestionnaire chez Mawer Investment Management.


Un important actionnaire de Richelieu, avec 15,6% des actions dans ses fonds, M. Mo reste fidèle au titre. Tant ses perspectives, sa gestion, que son bilan presque sans dettes, restent solides, dit-il.


Les attentes pour le deuxième trimestre


Richelieu devrait accroître ses revenus de 10% à 267,3 millions de dollars.


Le bénéfice d’exploitation devrait passer de 26,6 à 28,3M$,une amélioration de 6,3%.


Le bénéfice par action devrait augmenter de 6,4% à 0,32$ par action.


M. Aghazarian réitère sa recommandation d’achat et son cours-cible de 35$.


image

Gestion de l'innovation

Mercredi 19 septembre


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

ROI Marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier

Sur le même sujet

La fermeture d'une raffinerie des É-U nuira au pétrole canadien

Une interruption de production du plus gros acheteur américain de pétrole lourd canadien devrait ...

Uni-Sélect se met en vente, le PDG quitte

Mis à jour le 18/09/2018 | Dominique Beauchamp

Le PDG quitte subitement et Uni-Sélect embauche JP Morgan pour un examen stratégique.

À la une

Entreprises québécoises: comment se conformer au RGPD?

Édition du 22 Septembre 2018 | Jean-François Venne

L’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans l’Union européenne...

America inc. exhorte Trump à garder le Canada dans l'ALÉNA

Les poids lourds d’America Inc. demandent aussi trois choses aux négociateurs.

ALÉNA: encore du travail avant de parvenir à un accord entre Washington et Ottawa

13:38 | AFP

Beaucoup de travail reste à faire au cours des discussions de haut niveau qui ont repris mercredi à Washington.