Richelieu: le vrai test au quatrième trimestre

Publié le 06/07/2018 à 14:38

Richelieu: le vrai test au quatrième trimestre

Publié le 06/07/2018 à 14:38

Par Dominique Beauchamp

Les ventes de Richelieu aux détaillants américains ont explosé de 137% au deuxième trimestre.

Il faudra peut-être attendre les résultats du quatrième trimestre pour que Quincaillerie Richelieu (RCH, 27,14$) connaisse un nouveau souffle en Bourse.


C’est en effet à partir dernier trimestre de l’exercice que les marges du grossiste d’équipements pour les cuisines et les salles de bain devraient prendre du mieux, prévoit Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, l’unique analyste à assurer le suivi de la société.


Au deuxième trimestre, la marge d’exploitation a glissé de 11 à 10,7%.


Les raisons évoquées sont les mêmes que lors des trimestres antérieurs: des initiatives de vente auprès des détaillants de grande surface et de déco-rénovation, des distributeurs acquis dont l’offre de produits est moins rentable, la mise en commun de deux centres de distribution dans l'Ouest canadien et les dépenses en technologie.


L’analyste s’attend à ce que le distributeur commence alors à récolter les fruits de ces investissements en efficacité.


«Nous gagnons en avantage concurrentiel. Il y a peu d’acteurs qui ont la capacité d’investir dans de tels systèmes parce qu’il faut des volumes élevés pour en justifier les débours», a fièrement expliqué Richard Lord, le PDG, lors de la téléconférence trimestrielle.


De surcroit, le distributeur s’apprête à relever ses prix afin de refiler aux clients la hausse des coûts des articles importés que provoquent les nouveaux tarifs commerciaux.


Richelieu importe 20% de ses articles de la Chine et 15à 20% de l’Europe, précise M. Aghazarian.


Croissance interne plus modérée qu'avant


Le deuxième trimestre a été solide, mais les résultats semblent avoir laissé les investisseurs sur leur appétit.


Le croissance américaine de 4,4%, sans l’effet des acquisitions, est le tiers de celle de 12,7% du trimestre antérieur.


Cet écart s’explique par un manque à gagner de 5 millions de dollars américains parce qu’un client a mis fin à une entente d’approvisionnement préférant s’approvisionner directement en en Asie. Le fabricant en question demeure toutefois un client de Richelieu pour certains articles, a assuré le PDG.


N’eut été ce client, la croissance interne des ventes dans le marché des fabricants aux États-Unis aurait été de 6,8%.


Au Canada, la hausse trimestrielle de 10% des ventes à 180,2M$ a été fort robuste.


Richelieu a aussi plus que doublé ses ventes aux détaillants américains grâce à l’ajout d’articles sur les tablettes et à de nouveaux clients.


Aux yeux de M. Aghazarian, les inquiétudes que cultivent les investisseurs concernant la hausse des coûts sont exagérées puisque Richelieu a la marge de manoeuvre pour relever ses prix.


Autre point d’appui pour son titre en Bourse: la société ne déroge pas de sa stratégie de rachat d’actions.


«Nous sommes toujours présents sur le marché. Lorsque des blocs deviennent disponibles, nous sommes là. Nous considérons que c’est un bon investissement», a d'ailleurs évoqué M. Lord pendant la téléconférence.


Dix-neuf trimestres consécutifs de croissance interne des ventes et un bilan sans dettes confirme que les mérites de placement de Richelieu n’ont pas changé, fait valoir M. Aghazarian.


En revanche, la croissance interne de 4% du plus récent trimestre est la moitié moins que la moyenne de 8,5% pendant ces cinq ans.


La vedette québécoise a donc simplement besoin d’une nouvelle dose de croissance rentable pour revenir dans les grâces des investisseurs, compte tenu de son multiple de 22,3 fois le bénéfice prévu en 2018 (1,22$ par action).


Son cours-cible de 35$ s’appuie sur un multiple de 25 fois le bénéfice de 1,40$ projeté pour 2019.


Relisez Que faut-il pour fouetter Richelieu en Bourse?


 


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