Dorel souffre des taxes frontalières américaines et chinoises

Publié le 02/11/2018 à 12:51

Dorel souffre des taxes frontalières américaines et chinoises

Publié le 02/11/2018 à 12:51

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis a d’importantes répercussions pour les Industries Dorel (DII.B), qui n’ont d’autre choix que d’augmenter le prix de certains de leurs produits exportés depuis l’Empire du Milieu.


En dévoilant vendredi des résultats du troisième trimestre inférieurs aux attentes, ce qui a fait plonger son action à un creux annuel à la Bourse, l’entreprise montréalaise a expliqué que les tarifs douaniers affectaient principalement sa division de mobilier de maison ainsi que son secteur des articles et produits de sport.


« Une part substantielle de nos importations de la Chine vers les États-Unis est désormais soumise à de nouveaux tarifs de 10 %, a déploré le président et chef de la direction de Dorel, Martin Schwartz. Nous avons informé nos clients de l’augmentation imminente des prix de vente rendue nécessaire en raison de l’imposition de ces tarifs douaniers. »


En septembre, Washington avait imposé une nouvelle vague de barrières tarifaires à des milliers de produits importés depuis la Chine, ce qui a incité Pékin à faire de même afin de répliquer à l’administration Trump.


Faute d’une entente, ces taxes frontalières pourraient atteindre 25 % à compter du 1er janvier, une situation qui déplait à Dorel, qui commence à s’inquiéter pour la suite des choses.


« À ce niveau, les hausses des prix de vente des produits pourraient avoir des répercussions sur la demande des consommateurs


à plus long terme », a prévenu M. Schwartz.


Il s’agit d’une autre tuile pour Dorel, qui, plus tôt cette année, a été forcée d’inscrire une charge de créances douteuses de 3,8 millions $ US à ses états financiers de l’exercice clos le 30 décembre, en raison de la faillite et la liquidation du détaillant américain Toys « R » Us.


En plus de ses divisions maison et sport, la multinationale se spécialise également dans les produits de puériculture, comme des poussettes et sièges d’auto pour enfants.


Puisque l’entreprise est présente dans plusieurs pays à l’international, une appréciation du dollar américain par rapport à la devise chinoise pourrait néanmoins lui donner un peu de répit.


« Cela pourrait permettre à nos trois divisions de réaliser des économies susceptibles de compenser en partie les répercussions négatives possibles de la dépréciation d’autres devises, ainsi que la hausse des tarifs douaniers aux États-Unis », a indiqué M. Schwartz.


Moins bien que prévu


En ce qui à sa performance pour le trimestre clos le 30 septembre, Dorel a raté la cible des analystes alors que ses profits ont fléchi en dépit d’une progression de ses recettes.


Cette situation a refroidi les investisseurs. À la Bourse de Toronto, vendredi avant-midi, le titre s’est temporairement négocié


à un creux annuel de 19,71 $. En fin de matinée, il cotait à 19,95 $, en baisse de 2,25 $, soit 10,14 %.


L’entreprise a affiché un bénéfice net de 9,6 millions $ US, ou 29 cents US par action, une baisse d’environ 28 % par rapport


à l’an dernier. Une hausse des coûts associés à la fabrication des produits vendus explique en partie ce résultat.


De son côté, le chiffre d’affaires a grimpé de 4,3 pour cent, à 670,5 millions $ US. Dans la division de mobilier de maison, les revenus ont bondi de 10 pour cent pour atteindre un niveau record, soit 221,6 millions $ US.


Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de Dorel a plongé de 24 %, à 11 millions $ US, ou 34 cents par action.


 


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