Quatre bulles spéculatives qui ont marqué l'histoire

Publié le 11/12/2017 à 11:46

Quatre bulles spéculatives qui ont marqué l'histoire

Publié le 11/12/2017 à 11:46

Par AFP

Photo: 123rf.com

Le Bitcoin, monnaie virtuelle dont le prix connaît actuellement une envolée hors norme, ayant dépassé dimanche les 18000$US l'unité au cours de sa première séance de cotation sur une Bourse américaine, fait redouter le scénario déjà vu d'une «bulle spéculative».


Voici quelques exemples de bulles spéculatives parmi les plus spectaculaires– et dévastatrices– de l'histoire.


La «tulipomanie» hollandaise


La tulipe, fleur venue d'Orient et cultivée depuis peu en Europe du Nord, fait l'objet au début du 17e siècle d'un engouement sans précédent et devient le symbole de luxe par excellence en Hollande.


Démarre alors une incroyable spéculation sur le commerce de ses bulbes, considérée par certains spécialistes comme la première bulle spéculative de l'histoire moderne.


Des gens vont aller jusqu'à hypothéquer leurs maisons ou vendre leur commerce pour acheter un seul bulbe, qui à un moment donné a atteint un prix équivalent à 150000$US actuels.


Un bulbe de tulipe s'échangeait ainsi contre de la terre, du bétail et de l'immobilier, et pouvait même être acceptée en dot de mariage!


Les prix ont fini par s'effondrer en 1637, entraînant la faillite de banques et ruinant ceux qui avaient été fascinées par la belle fleur jusqu'au bout.



La bulle japonaise


Au milieu des années 1980, l'économie japonaise dominait le monde, grâce aux exportations massives de ses produits électroniques de haute qualité et à la technologie avancée, à tel point que tout semblait être «made in Japan».


Encouragé par ce triomphe commercial et une politique monétaire ultra-accommodante, l'indice vedette de la Bourse de Tokyo, le Nikkei, a frisé fin décembre 1989 les 39000 points, son record absolu à ce jour, et la capitalisation boursière des firmes japonaises représentait presque la moitié de la valeur des entreprises cotées du monde entier.


Avec ces montagnes de liquidités disponibles et le crédit très bon marché, les spéculateurs ont investi dans l'immobilier, faisant flamber les prix. A l'apogée de la bulle, il se disait que le domaine du Palais impérial, au coeur de Tokyo, valait autant que tout l'immobilier de Californie.


Quant la bulle a éclaté au début des années 1990, le retour de bâton a été sévère. La chute des actions et des prix immobiliers a ruiné des millions de ménages et d'entreprises au Japon, plombant la consommation, l'investissement et faisant tomber le pays dans une spirale néfaste de baisse des prix (déflation). Ce que les économistes ont appelé la «décennie perdue» du Japon a laissé des traces jusqu'à aujourd'hui.


La bulle Internet


À la fin des années 1990, l'euphorie autour de l'essor d'Internet a valu à des sociétés d'informatique et de télécommunications d'être valorisées en milliards de dollars, alors que leur modèle d'activité et leur technologie étaient souvent loin d'être mûrs.


Certains pionniers du Web faisaient fortune du jour au lendemain, les investisseurs se ruant sur toute société avec un nom de domaine «.com». En 2000-2001, au sommet de la bulle, la fusion AOL Time Warner était le mariage d'entreprises le plus cher de l'histoire.


Dès 1996 pourtant, le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan avait mis en garde contre «l'exubérance irrationnelle» des marchés d'actions. Mais c'est au début des années 2000 que la bulle a éclaté, entraînant des faillites d'entreprises «.com» en cascade, une descente aux enfers de l'indice technologique Nasdaq à Wall Street et des pertes abyssales pour de nombreux investisseurs.


La crise des subprimes


Le secteur des prêts hypothécaires à risque (« subprimes ») a enflé aux États-Unis à partir du début des années 2000, reposant notamment sur le pari d'une hausse sans fin des prix immobiliers.


Le risque associé à ces crédits alloués à des ménages modestes était en théorie dilué en les regroupant et en les transformant en titres financiers, revendus par les banques à des investisseurs en quête de rendements élevés, dans un contexte de taux d'intérêt bas.


Mais à partir de 2006-2007, la baisse surprise du marché immobilier américain a entraîné la chute des subprimes, et dans son sillage celle de nombreux instituts financiers, notamment la banque d'affaires américaine Lehman Brothers en 2008.


Les marchés boursiers se sont effondrés, le chômage a explosé et le système bancaire mondial n'a dû son salut qu'à l'intervention massive des Etats et des Banques centrales. Aux Etats-Unis, des millions d'Américains, dont les crédits hypothécaires ne valaient plus rien, se sont retrouvés à la rue.


 


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