Le REER quand le marché baisse

Publié le 09/02/2018 à 09:41

Le REER quand le marché baisse

Publié le 09/02/2018 à 09:41

Par Institut québécois de planification financière

Comme bien d’autres Québécois, vous profitez peut-être de cette période de l’année pour réviser vos portefeuilles REER et CELI. Les 8 dernières années nous ont habitués à un marché haussier… C’est mal parti pour 2018, alors que faire?


La machine à remonter le temps du S&P 500


Depuis 1956, nous avons connu 12 marchés haussiers d’une durée moyenne de 52 mois qui ont généré des gains moyens de 127 %. En revanche, les 12 marchés baissiers qui ont précédé ces marchés haussiers n’ont duré que 9 mois, avec des pertes moyennes de 28 % (données disponibles ici, consultées le 15 janvier 2018).


Comme la dernière correction boursière d’importance remonte à 2009, d’aucuns se questionnent sur les risques à venir en 2018.


Bien sûr, il est possible d’analyser et réanalyser la conjoncture économique et en arriver à des conclusions quelconques. Le problème, c’est qu’elles n’auront probablement rien à voir avec la réalité future. En fait, il y a tellement de questions sans réponses qu’il est pratiquement impossible de prévoir quoi que ce soit!


- Jusqu’où augmenteront les taux d’intérêt aux États-Unis?


- Est-ce que l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sera modifié?


- Où mènera l’endettement des Canadiens?


- Se dirige-t-on vers une pénurie de main-d’œuvre au Canada?


- À quand la prochaine crise politique mondiale?


Vous conviendrez que s’avancer dans les prédictions est à toutes fins utiles impossible. Alors, que faire pour se protéger des marchés baissiers si on ne peut les prévoir?


Voici 6 conseils :


1. Diversifier


Ceux qui se souviennent de la bulle technologique du début du siècle savent qu’il est dangereux d’investir plus de 15 % à 20 % d’un portefeuille dans un même secteur de l’économie. Plusieurs secteurs sont cycliques et d’autres, instables. Et surtout, résistez aux conseils des « spécialistes » qui vantent les titres à la mode. Ils sont souvent à la mode à cause de leur rendement passé, qui n’est pourtant pas garant du rendement futur!


La diversification, peu importe votre type de portefeuille, vous aidera à gérer les risques.


2. Demander un deuxième avis


Pour quelque chose d’aussi important que la valeur de votre patrimoine, ne devriez-vous pas toujours demander l’avis de deux conseillers? N’hésitez pas à informer votre conseiller de votre intention d’obtenir un deuxième avis. S’il est sûr qu’il vous a offert ce qu’il y a de mieux plutôt que de se limiter à ce qui convient à votre profil d’investisseur, il sera bien heureux de se le faire confirmer.


3. Avoir une stratégie de placement


Trop souvent, les Québécois s’empressent de contribuer à leur REER en février, sans stratégie. D’abord, il n’est écrit nulle part qu’une cotisation REER doit se faire à un moment précis dans l’année. En fait, elle peut se faire 365 jours par année et à l’heure qui vous convient.


De plus, il est illogique de cotiser à un REER ou un CELI sans stratégie. Ces régimes ne sont que des outils parmi tant d’autres pour planifier un projet ou, bien souvent, une retraite. Cette planification, faite en collaboration avec un planificateur financier, permettra de déterminer le montant à investir et le meilleur moment pour le faire.


4. Penser à long terme


À court terme, les marchés peuvent fluctuer, on le comprend. Si votre objectif est à court terme, investir dans les marchés boursiers n’est peut-être pas une bonne idée. Par contre, si votre stratégie est à long terme, par exemple bâtir un patrimoine suffisant pour une retraite qui s’échelonnera sur 30 ans, les soubresauts des marchés ne devraient pas affecter votre plan.


5. S’informer sur les risques des placements garantis


« Je ne veux pas de risques! »


Voilà une phrase en apparence toute simple, mais qui mérite que l’on s’y attarde. Il peut être tentant de ne pas se préoccuper des cycles des marchés boursiers en choisissant des placements garantis. Si l’on se fie aux Normes d’hypothèses de projection de l’IQPF, un portefeuille diversifié peut espérer générer des rendements avoisinant les 5 % à long terme, lorsque l’investisseur a un profil « dynamique ». Les dépôts à terme garantis n’offrent pas une espérance de rendement à long terme aussi élevée.


Quel sera l’impact sur 30 ans de l’écart de rendement entre les deux portefeuilles? Le risque de devoir reporter sa retraite à plus tard est bien réel.


6. Prendre au sérieux le processus qui mène au choix de vos placements


De plus en plus de planificateurs financiers adoptent une approche dite de « finance comportementale ». Lorsqu’ils sont aussi en mesure de vous proposer des produits financiers, ils ne se limitent pas à vous demander de remplir un formulaire standard qui mène à un produit financier quelconque. Ils poussent plus loin la discussion pour aborder votre relation avec l’argent, votre famille, votre tolérance aux pertes, ainsi que les gains possibles. Il est alors plus facile de vous suggérer des solutions avec lesquelles vous vous sentirez confortable, peu importe l’évolution des marchés à court terme.


André Lacasse, Pl. Fin.


 


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