La chute de l'offre de diamants devrait favoriser Stornoway

Publié le 16/05/2018 à 06:00

La chute de l'offre de diamants devrait favoriser Stornoway

Publié le 16/05/2018 à 06:00

Par François Normand

La chute anticipée de l’offre mondiale de diamants d’ici 2025 favorisera le producteur québécois Stornoway (SWY, 0,57$), qui exploite la mine Renard à la Baie James, affirme le PDG de la minière Matt Manson.


«Ça va nous impacter de manière très bénéfique», a-t-il déclaré lors de l’assemblée annuelle de la l’entreprise qui s’est tenue mardi à Montréal. Comme une seule nouvelle mine de diamants verra le jour d’ici là (en Angola), cette situation exercera une pression à la hausse sur les prix.


D’ici 2025, la production mondiale de diamants bruts diminuera de 30 millions de carats (Mtcs), selon les plus récentes prévisions de Bain & Company publiées dans The Global Diamond Industry 2017 : The Enduring Story in a Changing World.


Cette situation tient à l’épuisement de sept mines de diamants situés en Australie et au Canada, comme on peut le constater sur ce graphique présenté lors de l’assemblée annuelle



C’est la fermeture prévue de la mine Argyle de Rio Tinto (RIO, 57,52$US), en Australie, qui aura le plus d’impact sur le marché étant donné qu’il s’agit de la plus grosse mine de diamants au monde.


L’impact sur les prix devrait donc se faire sentir au cours des prochaines années.


À court terme, c’est-à-dire pour la présente année 2018, Stornoway s’attend à obtenir pour ses diamants de la mine Renard un prix oscillant de 90 à 120$US le carat.


C’est un niveau plus conservateur par rapport à la fourchette de 100 à 132$/ct qu’elle avait anticipé recevoir en 2017. Or, les prix ont été plus bas que prévu.


L’an dernier, Stornoway obtenu en moyenne 85$/ct pour ses diamants.


Malgré tout, pour l’ensemble de 2017, la minière a enregistré des revenus de 196,6 M$ et un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) de 85 M$ (ou 43,3% des revenus).


Au premier trimestre de 2018, Stornoway a réalisé des revenus de 38,6 millions de dollars canadiens, soit le plus faible depuis le premier trimestre de 2017. Le BAIIA a été 7,4 M$, soit 19% des revenus.


Par contre, la société a fait une perte nette (avant dépréciation) de 11 M$.


Retour à la normale en 2018


Il faut dire que la minière est en phase de «transition», pour reprendre l’expression de Matt Manson, passant d’une mine à ciel ouvert à une mine souterraine.


Par ailleurs, le PDG de l’entreprise est toujours sûr de pouvoir ramener d’ici la fin de 2018 le taux de rejet (ou de bris) dans une fourchette de 10 à 15%, le standard de qualité dans l'industrie du diamant.


Dans une récente note, les analystes de Paradigm Capital soulignent que ce taux a même atteint parfois 35%.


Stornoway compte atteindre la cible de 10 à 15% grâce à une nouvelle technologie qui a été mise en place au cours du premier trimestre.


Depuis un an, le prix de l’action de la minière a diminué de 32% à 0,57$. Cela dit, la plupart des producteurs de diamants ont vu leur titre reculer au cours des 12 derniers mois.


Quatre firmes d’investissement suivent Stornoway.


BMO et la Scotia affirment que l’action suit la direction du marché, tandis que TD souligne que c’est un titre à conserver (mais spéculatif). Par contre, Paradigm Capital affirme que c’est un achat (spéculatif).


 


 


 


 


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