«Desjardins n'est pas un service public»

Publié le 16/05/2018 à 16:09

«Desjardins n'est pas un service public»

Publié le 16/05/2018 à 16:09

Par Conseiller

Desjardins ne peut à lui seul assumer le rôle de moteur économique des régions et n’a de toute manière pas vocation à être «un service public», affirme Guy Cormier. 


Convoqué lundi devant la Commission de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale en même temps que l’Association des banquiers canadiens et la Fédération québécoise des municipalités, le président et chef de la direction du Mouvement s’est défendu d’avoir «laissé tomber» certaines localités en décidant de s’en retirer.


Soulignant que la coopérative compte aujourd’hui plus de 950 points de service et près de 2 000 guichets, qui ne représentent que 7 % de ses transactions totales, le dirigeant a rappelé que même si ses membres et clients utilisent Internet pour effectuer plus de 90 % de leurs opérations financières, Desjardins «a réussi à maintenir une présence physique plusieurs fois supérieure aux banques dans toutes les régions». 


«On ne peut pas nous faire porter tout le poids des services financiers au Québec. […] Ce n’est pas un service public, Desjardins», a-t-il insisté devant les parlementaires qui l’interrogeaient. Il leur a également fait remarquer qu’environ 30 % des points de service de l’institution se trouvent dans des municipalités de moins de 2 000 habitants, où les banques sont absentes.


«Il y a des régions où 50 % de la population fait affaire avec nous. Alors, pourquoi Desjardins doit absolument avoir à maintenir un guichet? Nous, on est là pour nos membres. On n’est pas là pour les citoyens, on est là pour nos membres! C’est nos membres qu’on dessert. On cherche des solutions pour eux», a ajouté le patron de la coopérative.


Ce dernier a précisé que, selon lui, le développement des régions était «une responsabilité collective» qui nécessitait des actions concrètes et immédiates. «La réussite scolaire, la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger et l’accès à Internet haute vitesse sont des outils essentiels du développement régional. J’invite les parlementaires à s’y intéresser de toute urgence, puisque c’est la vitalité économique des communautés qui nous permet d’y conserver nos points de service», a-t-il plaidé.


 


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