La montréalaise White Star Capital lance un fonds de 230M$

Publié le 04/06/2018 à 11:02, mis à jour le 04/06/2018 à 13:42

La montréalaise White Star Capital lance un fonds de 230M$

Publié le 04/06/2018 à 11:02, mis à jour le 04/06/2018 à 13:42

Par Denis Lalonde

Les associés directeurs de White Star Capital, Éric Martineau-Fortin et Jean-François Marcoux. (Photo: Alexandre Claude)

La société de capital-risque montréalaise White Star Capital dévoile un fonds de 230 millions de dollars (M$) afin de financer une vingtaine d’entreprises aux ambitions internationales.


White Star, qui possède des bureaux à Montréal, Londres, New York, Paris et Tokyo, souhaite contribuer à faire croître, à l’international, des entreprises utilisant les données comme avantage concurrentiel.


Le fonds prévoit réaliser des investissements initiaux d’amorçage, de série A et de série B variant entre 1,5M$ et 7,5M$.


Ce nouveau fonds de White Star Capital s’ajoute à son premier fonds, clôturé en 2015 avec 90M$. Un peu plus de 4 ans après sa fondation, White Star Capital a dorénavant plus de 320M$ sous gestion et une participation dans 25 entreprises.


«On arrive trois ans après les premiers investissements du fonds 1 et on a des exemples concrets d’entreprises qui, après avoir travaillé pendant 18 à 24 mois avec White Star, ont réussi à atteindre des niveaux de croissance élevés et ont obtenu des financements subséquents de 20M$ à 50M$», soutient Éric Martineau-Fortin, associé directeur du fonds.


Ce dernier estime également que l’investissement dans l’entreprise californienne Dollar Shave Club, vendue à Unilever pour 1 milliard de dollars américains en 2016, a aussi contribué à renforcer la réputation du fonds. «Ça a montré notre capacité d’investir au bon moment et de déceler, avant d’autres, les entreprises perturbatrices qui peuvent générer de la valeur», dit-il. 


Objectifs


Avec le deuxième fonds, White Star souhaite réaliser une vingtaine d’investissements en collaboration avec divers partenaires. À ce jour, huit ont déjà été effectués, dont deux dans les start-up montréalaises Dialogue et Vention. 


M. Martineau-Fortin raconte que la société veut s’exclure d’une nomenclature trop définie, car un financement de série A n’a pas la même définition au Canada, aux États-Unis ou en Europe. «Notre cible principale restera la série A avec des investissements de 3M$ à 6M$ dans des rondes de 6M$ à 15M$. Pour ce qui est de la série B, nous pourrons investir de 5M$ à 7M$ dans des rondes totalisant 15M$ à 30M$», dit-il.


White Star se garde aussi l’option de réaliser des financements d’amorçage de plus petite taille pour des situations particulières où les entrepreneurs auront déjà bâti un projet international. 


«Le fonds déjà investi au tiers. On se donne 18 mois pour ajouter une douzaine de sociétés au portefeuille, surtout au Canada, aux États-Unis, en France et en Angleterre. Nous explorons aussi des possibilités au Japon et en Corée», confie M. Martineau-Fortin.


Jean-François Marcoux, aussi associé directeur de White Star, estime que le premier fonds a permis à la société de bâtir sa marque dans le monde du capital-risque. «Aujourd’hui, nous sommes plus connus et plus désirés, mais notre métier reste le même… Nous devons convaincre les meilleurs entrepreneurs de s’associer avec nous et d’accepter notre capital», dit-il. 


Les deux gestionnaires estiment avoir rencontrés plus de 5000 start-up depuis la création de White Star au début de 2014. Avec 25 investissements réalisés depuis ce temps, il y a donc beaucoup d’appelées, mais peu d’élues. «Malgré toute cette sélection, il nous arrive de ne pas avoir raison. C'est la réalité du monde du capital-risque», concède Éric Martineau-Fortin.


Parmi les bailleurs du second fonds figurent des investisseurs tels la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le Fonds de solidarité FTQ (FSTQ), la Banque de développement du Canada (BDC), Korea Venture Investment Corporation (KVIC), Investissement Québec, Walter Financial, La Capitale, Groupe ADP et Ubisoft.


 


Quelques chiffres fournis par White Star:


- L’équipe a appuyé des entreprises qui ont par la suite amassé 850M$ en financement complémentaire et qui emploient aujourd’hui près de 1 600 personnes dans neuf pays.


- Au Québec, White Star a investi à ce jour près de 22M$ au sein du capital de cinq entreprises qui ont amassé plus de 60M$ en financement complémentaire et qui emploient aujourd’hui près de 200 personnes.


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